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L’ouverture

Ces premiers mots sont pour cette délicieuse personne qui m’a redonné le goût de la lecture et par ricochet le goût de l’écriture. Thanks poto MIND.

Il y a quelques temps de cela en fouillant dans mes fichiers sur l’ordi, je suis tombé sur mon CV. Et une phrase m’est aussitôt revenue à l’esprit : « Un bon professionnel a toujours son CV à jour et à portée de main ». Cette phrase est de mon ancien DSI. Un monsieur formidable qui n’hésitait jamais à donner des conseils sages et avisés. Conseils qu’il appliquait lui-même à merveille car quelques mois plus tard, il démissionnait pour aller faire les beaux jours d’une autre boîte… Mais ça c’est une autre histoire.

Le conseil de mon DSI encore dans un coin de ma tête, j’ai ouvert mon CV et entrepris de le mettre à jour car il était vieux de 6 mois déjà. J’ai commencé à passer en revue tous les chiffres et toutes les lettres présents sur ce document. Cette activité débutait plutôt bien car mon nom, prénom, numéro de téléphone et adresse email étaient les mêmes. DIEU merci, je me suis dit. Puis j’ai buté à la vue de mon âge. Car pour tout vous dire, je l’avais même oublié. Vu que je ne fête pas mes anniversaires et que j’ai récemment – et discrètement d’ailleurs – retiré cette information de ma page Facebook, pas grand monde ne l’a remarqué ni s’en est souvenu le jour J, sauf maman ❤️. Mais bref, je m’égare. J’ai donc fait comme tous ceux qui ne se souviennent plus de leur âge. J’ai ouvert l’application calculette de mon smartphone et entrepris la délicate et stressante opération : Année de naissance – Année actuelle. Le résultat était bref et sans appel. J’avais 29 ans. La planche était posée. J’ai alors délicatement reposé mon téléphone et respiré un grand coup avant de faire ce que tous les gens qui viennent de réaliser qu’ils sont trop vieux font : le bilan de leur vie.

Après ce bilan, j’ai repris mon téléphone pour en discuter avec un très bon ami à moi. Lui expliquant comment le temps était trop vite passé et qu’on n’avait pas atteint tous les objectifs qu’on s’était fixés, blablabla blablabla blablabla. Oubliant de ce fait le CV que j’avais entrepris de mettre à jour dès le début. D’ailleurs, une personne qui me connait très bien m’appelle le concentré-distrait car je saute avec une facilité déconcertante d’un point à l’autre sans jamais m’arrêter, pour peu qu’il y ait matière à cogiter, comme une playlist musicale en mode aléatoire. L’ami que je connais d’ailleurs depuis 2006 – pour ceux que ça n’intéresse pas – m’a rappelé qu’on pouvait encore faire pas mal de choses et que même si on n’avait pas encore tout ce qu’on voulait, la situation n’était pas aussi dramatique qu’elle en avait l’air. Le plus important pour ma part étant de réaliser que le temps défile comme des voitures.

Fini la discussion, j’ai terminé la mise à jour de mon CV. Et j’ai repris mes habitudes. Quelques jours plus tard, je suis tombé sur un article partagé par un autre pote sur Facebook. L’article s’intitulait 7 façons inspirantes d’utiliser internet pour réaliser ses rêves. Et dressait avec éclat le portrait de 7 jeunes personnes, qui, armées d’une douce passion font ce qu’ils adorent faire en utilisant le pouvoir d’internet : cinéma, cuisine, marketing, écriture, sculpture, mode et photo. Je ne dirai pas que l’article m’a bouleversé, loin de là mais ça a fait tilt dans un coin de mon cerveau. Ce n’est pas nouveau certes. Car Norman, Observateur Ebène et des milliers d’autres brouteurs ivoiriens et nigérians vivent aussi de leur passion sur internet. Mais si j’en parle – ou du moins si je l’écris aujourd’hui – c’est parce que cet article a fourni la multitude de clous qui serviraient à donner vie à l’histoire que vous lisez en ce moment. Mais j’y reviendrai tout à l’heure, promis.

Aimant sa façon d’écrire, son ton léger, délicat et presque familier, j’ai fait un tour sur les autres articles qu’elle avait fait. Et j’ai accroché sur le titre Comment j’ai appris à ne plus avoir peur. Un magnifique papier que je vous invite à lire aussi. J’ai rapidement englouti le texte pour atteindre son apogée lorsqu’elle a posé une petite question que je vais à mon tour vous poser. Cette question-là était le marteau qu’il me manquait pour enfoncer la multitude de clous dans la planche toute neuve posée par le rappel de mon âge. Jeu, set et match. Le décor est planté. Prenez-vous aussi quelques minutes, réfléchissez bien et répondez le plus sincèrement du monde à cette question :

« Que feriez-vous si vous n’aviez pas peur ? Trouvez cette chose et faites là. »

DISCLAIMER :

Pour ceux qui après réflexion à cette question seraient tentés de :

  • Mettre le feu à une baraque
  • Se jeter du toit d’un immeuble
  • Tuer quelqu’un «qui le méritait bien »
  • Etc

J’aimerais simplement vous rappeler que la question est : Que feriez-vous si vous n’aviez pas peur ? Et non : Que feriez-vous si vous étiez stupide?

Pour ma part, j’ai trouvé la réponse à la question : J’écris.

Si vous trouvez votre réponse à la question, je serais curieux de savoir  🙂

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Ahmed WAGUEI

Internet & Movies lover. Sleep & Food master.