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Ahmed Waguei - Faut-il aider tous les mendiants?

Faut-il aider tous les mendiants?

J’ai été abordé ce matin par un jeune homme, qui voulait un peu d’argent pour manger. C’était pour acheter « de la bouillie et des galettes« . Dans cet ordre et ce détail précis. Je lui ai répondu non.

Non pas parce que je n’avais pas d’argent mais uniquement parce que j’ai une sainte horreur des mendiants exigeants. Tu les connais ces personnes qui te disent « j’ai besoin d’argent pour manger de l’attiéké et du poisson » « Je veux acheter du pain et des condiments » « J’ai besoin de 200f » etc. Sans se soucier de ce que j’ai en poche ou pas.

Vu mon refus sans équivoques, le jeune homme m’a donc rapidement abandonné pour tenter sa chance chez une autre personne. Il lui a chuchoté des choses et a finalement eu gain de cause car j’ai vu la personne se fouiller les poches et refiler des pièces au jeune mendiant exigeant.

L’histoire aurait dû s’arrêter là sauf qu’un autre monsieur qui suivait la scène a dit au généreux contributeur que le jeune mendiant exigeant était en fait un habitué des lieux.

Il s’était, lui-aussi, fait aborder un jour par ce jeune homme. Et dans un élan de générosité et histoire de résoudre définitivement les soucis financiers du jeune mendiant exigeant, il lui avait proposé du boulot sur un chantier de construction pas loin.

Donne du poisson à un homme un jour et il sera à ta charge pour toujours. Apprends-lui à pêcher et tu seras débarrassé de lui pour toujours

dit l’adage.

Mais le jeune mendiant exigeant lui avait répondu qu’il ne cherchait pas de boulot et qu’il voulait juste manger. En plus d’être exigeant, notre jeune mendiant est aussi formidablement culotté quand on lui propose autre chose que de l’argent pour sa bouillie et ses beignets.

Ce nouveau témoignage m’a réconforté dans mon idée de ne pas faire confiance aux inconnus qui quémandent dans nos rues, essayant d’émouvoir la population avec leurs histoires de faim, de boulot perdu, de femme et d’enfants malades ou atteints de SIDA, de transports manquant pour rejoindre leur domicile après des séances de prières dans un lointain quartier,… J’en passe.

La partie de mon argent réservé aux actions sociales va depuis un bon moment aux proches dans le besoin, aux mosquées, lieux de prières, aux organisations caritatives en charge d’aider les vrais démunis et non les exigeants culottés.

Et vous comment gérez-vous vos actions sociales ?

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Ahmed WAGUEI

Internet & Movies lover. Sleep & Food master.